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Dans un livre d'Alphonse aux pages du vallon*
Sommeille une photo tellement romantique
Son souvenir y dort d'une sage façon
Ce trésor caché sans être une relique
Attendrit mon regard tant la belle y dormant
S'irise dans mon cœur, à travers un silence
Eternel et divin qui se sait émouvant
Où des chemins sans nom accueillent sa présence
En léguant à ma plume une encre d'océan
On ne peut oublier l'innocence et la flamme
De son premier amour, sa rose d'Ispahan
Les joyaux de jeunesse ont-ils encore une âme?
A l'heure où le passé sur l'eau de chaque jour
Témoin de l'indicible appose de la nacre
Sur un abîme obscur le secret d'une cour
Je pense à ce bouquet qui scellait notre sacre
A nos corps assemblés aux vents des mille nuits
Au foyer d'un jardin qui s'éternise et brûle
Vestale des grands soirs, des rires et des cris
Exaltant le désir au lit du crépuscule
La lumière pâlit au coeur de la forêt
En cet instant je sais ce que cache une larme
J'entends un angélus au céleste couplet
Sa tendresse suspend les parfums et me charme
Quelques bouquets de mots sauront la refleurir
La maman de Sophie était une hirondelle
Une onde à la fontaine angélique à ravir
Je rêve quelquefois de sa fine dentelle
Elle dort à jamais dans un jardin paisible
Beaux linges de l'armoire, encens des souvenirs
Je garde au fond de moi son regard invisible
Et le pouvoir sacré d'éminents élixirs
* Alphonse De Lamartine
https://youtu.be/hutJlqlZKE8
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