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Au secret de la chambre il neige un charme exquis
Les bijoux et les fleurs, la dentelle et la soie
Eblouissent le soir du jeu des mille nuits
Même l'or du couchant dans son regard flamboie
Est-elle une marquise au sourire indiscret
La muse de Ronsard, aimable silhouette?
Elle garde pour moi, l'image d'un œillet
L'ineffable beauté que rêve tout poète
Dans la pénombre luit sa robe aux doux reflets
Le pâle enchantement ensoleille sa bouche
Je sens naître en mon for le frisson des archets
Son visage au miroir est un oiseau farouche
Alors de tout mon cœur j'effeuille ce trésor
En parcourant sa chair, mon étreinte s'enflamme
Son regard ombragé, m'offre plus que la mort
Complice de ses yeux je sens fondre mon âme
Elle est belle à mourir dans son plus simple atour
Un rayon de soleil épouse de sa hanche
La courbe merveilleuse en suivant le contour
De sa riche poitrine où la grâce s'épanche
Son premier cri d'amour devient le reposoir
Des étoiles du ciel, de l'ange et de la rose
Je vous évoque là les Cieux du premier soir
Le tendre souvenir que ma main recompose
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