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<<O temps, suspends ton vol! et vous heures propices
Suspendez votre cours!
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours!>>
Alphonse De Lamartine
Un triste sentiment, me submerge d'un coup
Combien je le comprends votre cri de colère
Est-il pire malheur, que perdre son bijou
J'évoque votre nuit, connaissant ce mystère
La mort d'un être aimé fait couler bien des pleurs
Ces larmes de chagrin, toujours me la rappelle
Au manque d'une voix ne peut pallier, les fleurs
Tout ce qui doit finir dans son vide recèle
Un fardeau de tendresse inutile et gênant
Quand l'amour est perdu plus besoin de caresses
Seul le regard de Dieu, celui d'une maman
Ne peut que consoler aux heures de faiblesses
Que de soleils mourants, que de désirs éteints
M'étreignent jusqu'au coeur d'un sanglot solitaire
Le romantique écrit reste l'or des matins
Tout s'en va sans raison et devient légendaire
Quand tinte l'angélus, il me semble parfois
Que l'ombre et les regrets endeuillent ma pensée
Alors je m'en vais boire au ruisseau d'autrefois.
Le minois d'une reine au jade d'un camée
Martyrise mon coeur d'un divin chatoiement
Sans craindre la langueur, les étranges murmures
Je gagne le grand pré juste au soleil couchant
Je sais que le vieux chêne aux immenses ramures
Protège mon secret, mon plus doux souvenir
Au creux de son écorce en lettres majuscules
Le prénom de Sylvie ainsi fait refleurir
Les roses, les rubis des riches crépuscules
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