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Les pauvres malheureux

le lundi 18 mars 2019, à 14:50. Posté par plumeflore


    Je plains sincèrement les pauvres malheureux
    Qui ne connaissent pas, le vol de l'hirondelle,
    L'odeur des foins coupés sur les chemins pierreux
    Ceux qui dorment en ville où si peu d'eau ruisselle

    Aux jours où le bonheur éveille à l'âge d'or
    Le désir et l'amour, sous la verte ramure
    Le front ceint d'aubépine où le plaisir d'abord
    C'est de cueillir des fleurs dans une combe obscure

    Par ces matins si beau, que le soleil au bois
    Enjambe le ruisseau, les grandes herbes blondes
    Aux friselis des prés, quand palpitent les voix
    Dans les cerceaux fleuris des frondaisons profondes

    Temple des gazouillis que caresse le soir
    Terre de mon pays que le soleil embrasse
    Qui béni la moisson tout comme un encensoir
    Parmi les doux reflets, du souvenir qui passe

    Je pense à ces enfants qui n'entendront jamais
    Le bourdon du clocher dans un bourg de province
    Annonçant la soirée avec les martinets
    Quand le terroir respire et que l'ombrage rince

    Sur le fil d'horizon la jupe du couchant
    Ne connaitrons pas plus la cueillettes des mûres
    Quand l'automne au sous-bois angélise le vent,
    Le silence et les fleurs, qu'il neigent des ramures

    Des frissons émouvants et puis aussi de l'or
    Qu'une grise douceur exhale sur la plaine
    Un air mélancolique où le soleil s'endort
    Du rire puéril qui pleure à la fontaine

    Qui peut dire l'impact, sur l'âme et sur le cœur,
    Que laissent les oiseaux, les torrents et les arbres
    Qui donc peut bien savoir quelle en est la saveur
    Quelle est leur influence ont-ils comme les marbres?

    Un goût de merveilleux, pour l'esprit et les doigts
    Comme l'homme perdu qui retrouve sa terre,
    L'écrin qui le vit naitre au cadran d'autrefois
    Parmi les bibelots d'une vie exemplaire

    Ainsi pour chaque humain l'enfance fait débats
    La sensibilité, n'est-elle pas la chance
    En côtoyant les fleurs, ne retrouve-t-il pas
    La grâce, l'essentiel, le fait de sa présence


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commentaires ( 3 ) (Ajouter un commentaire)
debbie le lundi 18 mars 2019, à 16:16
Bonjour Marc, Wow ! Il y a une telle ferveur dans vos mots qu'on ne peut que vous suivre vers après vers avec cette envie merveilleuse d'aller plus loin et de découvrir cette charmante nature ! Des mots qui apportent une plénitude face à cette nature qu'on découvre au travers votre poésie. Vraiment de toute beauté à couper le souffle je dirais même. Merci pour ce merveilleux moment poétique !
Bel après midi à vous cher poète
Avec mon admirative Amitié
Debbie

peauaime le lundi 18 mars 2019, à 20:45
Un texte sublime, une ode à nos racines, à notre nature, notre Terre.
La sensibilité n'est en rien une faiblesse, bien au contraire comme tu le dis si bien c'est "une chance".
Merci de ce partage emprunt de belle sensibilité.
Amicalement,
Emmanuel

Susan* Coquelicot * le mardi 19 mars 2019, à 07:01
Bonjour Marc,
Un poème délicat qui nous ramène vers des lieux , des souvenirs , la nature , nos racines tout simplement !
Des vers d'une belle sensibilité et qui font du bien.
C'est effectivement une chance que d'être sensible à la nature, aux fleurs , aux animaux ...Merci Marc pour ce beau partage !
Très belle journée à vous.
Susan

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