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Je me sens seul ce soir, dans la chambre sans fleur
Si je pouvais te voir, où simplement t'entendre
Où même te sentir, j'oublierais la douleur
Ce couteau dans ma chair… je meurs le cœur en cendre
Le ciel de ton image épouse mes sanglots
Inonde mon silence au bois de la tristesse
La nuit emporte tout, l'amour et ses échos
Ma pensée hallucine auprès de toi sans cesse
Je revois ton sourire, en écoutant Chopin
Finis les chants d'oiseaux, les contes d'Italie
En d'étranges couleurs les roses du chagrin
Tourmentent ton portrait, que l'ombre sanctifie
Tous ces rêves éteints, renaîtront-ils ailleurs?
Tout doit-il donc périr sous le marbre impassible?
Au mensonge du temps, restera-t-il des fleurs?
Puisque l'horloge en vain, montre l'inaccessible
Je ne peux pas dormir mon mal est bien trop grand
Je revis notre amour comme une confidence
Au fil des souvenirs, le soleil est couchant
Tout chose en ce monde est soumise à la chance
Ô! combien j'aimerais revivre ce bonheur
Fleurir les beaux épis aux lueurs de la lune
Renaître à ton regard d'une intime langueur
Quand nos baisers volés écoulaient la fortune
Lorsque tu reviendras aurai-je encore en moi
Le fabuleux désir, cette flamme émouvante
Alimentant l'amour, restera-t-il de toi
Le soleil insensé de l'écume brûlante
Pour que vive ton nom au sein du firmament
Le temps gardera-t-il la rose parfumée
Avec comme épitaphe un message serment
"Jamais femme ne fut si bellement aimée".
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