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Miranda, mon amour,
La pluie hivernale glace mon coeur, atrocement,
Depuis que tu chevauches les grèves abreuvées des soleils ardents de l'orient.
Chaque jour, je suis mordu par le venin infâme de ton absence.
Mon âme dérive à travers des cruelles brumes,avec un lourd silence.
Pourtant, autrefois tout l'amour que je ressentais pour toi ma chèrie,
était une vague de joies,
A présent, elle est devenue l'écume sombre qui se noit dans le labyrinthe sinistre de l'effroi.
Mon moral est un désert infertile de lumières, et sans les présences apaisantes des plantes vivaces du bonheur.
Mon coeur se consume sous ton irrépressible froideur.
Aussi, ma défiance n'est point amortie,
Je suis persuadé que tu as exalté ta fougueuse sensualité à travers le corps d'un appollon,sans parcimonie.
A présent, l'océan gronde et murmure ma dolente morosité aux sphères somptueuses de ton amour, Miranda,
Elle se raffermit sous l'absence insolente de tes mots délicats,
Car tu désires, comme ma vie, qu'elle s'essouffle dans l'étreinte du trépas.
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