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Savez vous à quel point s'angélise mon âme,
Alors que mon cœur l'aime avec un tel entrain
Que chaque fleur pour moi est d'elle un doux parfum,
A trop la regarder il m'arrive une flamme;
Tout en elle me plait, quand son regard se pâme,
Ses yeux me font mourir, tout autant que son teint,
J'évoque sa splendeur son charme Byzantin,
L'amour lui va si bien que le bonheur se trame
Chaque fois que sa voix dépose des œillets
Au creux de mon oreille, une céleste paix
Caresse ma raison, d'une onde frénétique
Le mal dont je me plains est un divin plaisir,
Vivant de sa beauté, je rêve romantique
De goûter au rosier, son suprême élixir.
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