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J'ai découvert Paris, Notre-Dame, les Champs
Même la grande bleue aux alentours de Sète
Les Alpes, le Ventoux, l'Auvergne et ses volcans
Bruxelles, Chantilly, la Suisse à bicyclette
La garrigue, les Vans, l'Ardèche de Ferrat
Les antiques jardins avec vu sur la Loire
J'ai cueilli du bonheur dans un bourg Auvergnat
Des trésors d'Epinal j'en ai plein ma mémoire
Pourtant je ne saurait trouver parmi ces lieux
Un amour comparable à ma terre Comtoise
Aux pays des sapins où dorment mes aïeux
Il est un cher endroit Qu'une colline toise
Sur les hauts de Bavans entre les cerisiers
L'été, le blé flamboie et la vache rappelle
Que la campagne ici, les fleurs, les bénitiers
Egrènent les saisons, tout comme l'hirondelle
Il m'arrive parfois, lorsque mon cœur est las
De remonter le cours, aux sources de l'enfance
La cloche de l'école est au repos, hélas
Mais la fontaine est là pour noyer la distance
Point d'orgueil dans mes vers le sens de mon terroir
Passe tout simplement par l'amour de ma mère
Par l'estime des miens, l'enfance est un miroir
Je suis riche du Doubs mais pas de surenchère
L'âme de mon pays s'éveille dans les bois
Auprès des vieux rochers au bord de la carrière
Je revois, l'œil ému cet enfant d'autrefois
Un bouquet dans la main, jonquille ou primevère
La fleur faisait de moi, l'authentique rêveur
Même encore aujourd'hui j'en savoure la sève
Plus tard ce fut la rose et l'étrange saveur
L'amour en moi chantait j'étais son bon élève
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