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Voici que la sève de l'été s'étire jusque dans les flancs du crépuscule hivernal.
Si bien que l'hiver s'énorgueillit de son triomphe et danse sur la terre,
avec son squelette informe et opale,
En versant sur elle, ses palmes froides et pernicieuses,
Comme une maladie insoutenable et cancèreuse,
jusque dans les lisières de ses veines sinueuses et poreuses.
Simultanément, les frondaisons s'écroulent comme des armées vaincues,
sous les givres accablants,
Et l'évanescence des océans avec leurs crinières saupoudrées de sucres blancs,
Où fleurit un désert infertile de lumières,
Où s'étouffent les lys et les roses sous ces manteaux de glaces et mortifères,
Et devant ce temps qui est venu parapher sur terre, sa fatale loi,
Je frissonne, je blêmis, je suffoque sous des parfums ineffables d'effrois.
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