|

Il est des souvenirs pareil à ces parfums
Qui ne peuvent mourir, d'une lyre touchante
D'un archet douloureux, ces beaux bijoux divins
Viennent mordre le cœur, de l'ombre d'une absente
Dans nos jardins en fleur, noires du piano
Où blanches de nos nuits d'un bonheur monotone
Qu'un bouquet rend touchant, quand nous revient l'écho
Sur les pas du passé, dans nos jardins d'automne
De l'amour infini, des cloches du lointain
Où pleure à la fontaine une adorable eau vive
Répétant à l'envie un langage défunt
Au berceau du printemps que le couchant ravive
Au livre du silence un rêve en moi s'endort
Sous l'illustre douleur se cache une mésange
Pli d'un père à sa fille en fines lettres d'or
D'un souvenir en fleur, lui reparlant de l'ange
|