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Elle avait dans les yeux, la douceur d'une rose,
Et le charme à son teint louait soie et satin,
Son visage semblait l'aube idéale, éclose,
Le doux frisson de mai, du ruisseau cristallin,
Un Archange à sa lèvre angélisait sa voix,
Où chantonnait la source avec mille mésanges,
Un adorable esprit, l'archet entre les doigts
Fleurissait son langage en des notes étranges,
Au balcon merveilleux où palpitait son cœur,
En l'écrin flamboyant, sous les rouges dentelles
Entre le pourpre et l'or du tableau enchanteur,
J'imaginais des fleurs, un nid de tourterelles,
N'en pouvant plus d'attendre, au marbre de ses reins,
Mon désir émouvant, la voulait comme épouse,
Le régal du sculpteur se rêvait sur mes mains
Elle avait le contour d'une belle Andalouse
Amoureux de mon sort, jusqu'au ravissement,
Je vivais un délice, une telle fortune
Reflétait l'infini, rien qu'en la regardant,
Même le soir flattait sa brune chevelure;
Son moindre mouvement me rendait si heureux,
Que mon âme tremblait; elle marchait tranquille
Vague voluptueuse, un bonheur pour les yeux,
Le trésor du rêveur, la divine évangile,
L'or pur de son regard me cachait le soleil
Même la fleur souffrait,de sa noble présence
Mais comment soutenir son éclat sans pareil
Mille voix me parlaient,d'avoir si belle chance
Je puisais en ses yeux les étoiles du ciel,
De beaux pétales blancs, le muguet des collines,
Au revers de ses cils mon breuvage essentiel,
Et le pouvoir songeur de ses sens aubépines,
Moi, sage et démuni, devant cet éclatant,
Eblouissant bijou, je fardais mon silence
D'une paix rayonnante et son glamour touchant,
J'espérais une idylle, un flirt ceint d'éloquence,
Son chaleureux sourire alanguissait le jour,
Caressait le présent à l'aune d'un sésame,
Sur sa bouche cerise étincelait l'amour,
Au foyer de son corps resplendissait mon âme.
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