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Comme les muets tourments d'un enfant,
la pluie distille son amertume sur les flancs de la terre,
Lorsqu'elle voit ce dé fatal habiller les coeurs des poètes,
par les robes des heures sombres, noires et amères,
Leurs horizons voilés par des nuées noirâtres et austères,
Ces hommes qui dérivent sur des vagues écumantes de déplaisirs,
Qui sous leurs infaillibles déconvenues en amour,se laissent dépérir,
Qui sont frappés par la véhémence de leurs impuissances,
Aussi lourdes que des tempêtes d'automne pleines d'insolences,
Qui les contraignent à heurter violemment leurs têtes,
contre les murs incommensurables de leurs souffrances,
Qui tombent comme les feuilles caduques des saules, en silence,
Et qui expirent sous les rythmes atroces de l'indifférence.
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