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Même la pluie de nos courages, comme celle d'une femme,
n'osera pas marcher pieds nus sur nos trottoirs,
abreuvés d'infâmes ordures, sous le poids des sinistres heures,
Même le soleil refusera de verser ses rayons
pleins de débonnairetés et d'affections,
comme des caresses sur les frêles paumes des fleurs,
Tellement elles ont été contraintes d'exhaler
les parfums hideux de nos bombes atomiques,
Qui ont été embrasés par les puissants chefs d'orchestre
Qui leur ont imposés de ressentir leurs partitions les plus noires,
et les plus pathétiques.
Même pour les poètes, la mer n'éprouvera point le désir,
d'effeuiller leurs arpèges mélancoliques.
Car ils auront été cloués par leurs infaillibles indolences,
pour n'avoir pas pu jouer envers les poètesses, leurs musiques romantiques.
Même la lune s'interdira de blottir contre sa poitrine,
les tyrans, les traîtres, les ingrats,
Pour avoir asservi les indigents aux dolents et noirs trépas.
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