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Messagères d'amour, que l'on prend dans les doigts,
Encore parfumé, par l'onde enchanteresse
De soupirs merveilleux, d'authentiques émois,
Quand l'ombre nous étreint, qu'une cloche caresse
D'un vent la solitude, où le silence dort,
Ce que cherchent les mots, c'est la beauté de l'âme,
Ainsi dans son écrin, bijou de pourpre et d'or,
La missive angélique, un peu comme une flamme,
Allume en nous la joie, un souffle de muscat,
A chaque page un ciel devient une promesse,
Soleil de l'écriture, au rythme délicat,
Ouvrages ciselés, d'une aiguille maîtresse,
Qu'un ange voyageur portera jusqu'à vous
D'une soif d'assouvir un besoin bien louable,
Ces vers tout frais éclos, que l'on lis à genoux,
D'un mal irréversible à jamais incurable,
Caresseront vos yeux, un peu comme au grand soir
Le temps emporte tout mais pas les belles choses;
Avec de saint livrets, au secret d'un tiroir
Sagement remiser sur un blanc lit de roses
Vous les découvriraient illuminant la nuit
Une flûte magique annoncera la lune
Et vous direz tout bas cet amour c'était lui
Alors recoulera le temps de la fortune,
Lire rappellera, d'émouvants souvenirs,
C'est une larme à l'œil, que vous lirez encore
L'heureuse illusion, des merveilleux saphirs,
Le rendez-vous prochain, qu'une âme tendre implore,
Et l'eau s'écoulera sur le chemin perdu,
Vous aurez dans le cœur, la grâce de son geste,
L'histoire reviendra, d'un clic à son début,
Vous marcherez parmi les fleurs du sort céleste,
C'est encore et toujours avec émotion,
Que vous les garderez ces lettres romantiques,
L'âme et le cœur ravi de cette attention,
Et rien n'altérera ce parfum de colchiques,
Qui donc dites vous bien a pu guérir un jour?
Du printemps fraternel, des blés d'or en mouvance,
Et bien évidemment de son premier amour,
Celui qui restera d'un âge de faïence.
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