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Dans son antre écharpée
D’où le rouge se répand
Une béance enténébrée
Persiste chaque instant
A diffuser son poison
Le long de veines brûlantes
Au rythme des pulsations
Rappels de l’absente
Unique
La sueur au front
Un bâillon sur les lèvres
Éviter son prénom
Comme un drogué qu’on sèvre
Noyer sans répit
Sous des tsunamis alcoolique
La bouche qui trahie
Whisky cathartique
Éphémère
Chercher dans la douleur
Du corps qui gémit
Un refuge salvateur
Au manque infini
Qui chaque seconde,
Du sexe à l’esprit
Répand sa faconde
Et capture l’envie
D’ailleurs
Les yeux ouverts
Fixent affolés
Les prés plus verts
Au bout de la jeté
Ne pas clore
Ces traîtres infâmes
Ils impriment alors
Son visage sur l’âme
Vierge
D’autre espoir
Que la solitude infernale
De l’amour qui foire,
Blessures létales
Noces de Cana
Maudites
Changer l’amour en « ça »
Tantale et son mythe
Pathétique
Depuis toujours Cyrano
Voyageur lunaire
Prête ses mots
Aux amants thuriféraires
Pathétiques servants
D’un idéal anachronique
Aimer entièrement
Malgré les risques
Incommensurables
Sacrifice du cœur
Qui distille désormais
Des pulsations d’horreurs
A jamais
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