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Le soleil blêmit sous l'arrivée du monarque sévère,
Et verse ses rayons frileux sur la terre.
Le borée surgit comme un éclair du ventre de l'éther,
Les végétations frissonnent, se ploient, se brisent,
sous le concert hurlant de ses rafales froides et austères.
Les feuilles des arbres voltigent promptement jusqu'à effleurer les nuées noires de l'éther.
La nuit avale férocement, tel un prédateur la lumière du jour,
Les heures silencieuses pèsent comme des enclumes
sur les hameaux, et aux alentours.
La tempèrature chute vertigineusement, sans détours.
Le froid vient de dessiner dans le ciel, son paraphe mortifère,
Les conifères sont couchés, telles des armées décimées
sous l'échafaud de l'hiver.
Les feux des cheminées se sont éteints comme la vie.
La glaciation sourit pour avoir étranglé diverses natures,
avec ses cordes de givres infinies.
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