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Depuis hier en moi, tout au fond de mon être,
Un désir inconnu malmène mon instinct,
Un souffle de bonheur chaudement me pénètre,
Vient caresser mon âme un peu comme un lieu saint,
Si bien que ma pensée, au jardin de la rose
S'invite, sur les fleurs, à tort, pas sans raison,
Une beauté secrète à mon rêve, s'impose
Et me fais visiter la sublime saison,
Depuis que je l'ai vu, même ma voix se trouble,
Le beau grain de sa peau ensoleille mon cœur,
Aux cendres du foyer mon amour se dédouble,
Je reçoit le cadeau de son buste charmeur,
Sans comprendre vraiment où cet ange me mène,
Sa bouche est une fleur, son rire un jour d'avril.
Il faut pour m'émouvoir, un teint de porcelaine,
Elle, je vous le jure est un mixte subtil,
De grâce et de douceur qu'une tresse d'or, lie
D'une chaude caresse au mât de mes frissons,
En croisant son regard mon front se purifie,
Ce que ma plume épanche annonce mes démons!
Elle est belle à mourir, à ne pouvoir l'étreindre,
Une femme aussi belle est un défit aux Cieux,
C'est le marbre parfait, le rêve de tout peintre,
C'est la lyre céleste envoyé par les Dieux,
D'un geste elle a conquis, ma fragile sagesse,
Son sourire de braise accroît mon embarras
Si ma gêne consens, un élan de tendresse,
Mon culte lui se perd, dans ses iris lilas,
Volupté, abandon, rêves crépusculaires,
Son rire me revient par un ruisseau de fleurs,
De même la chaleur de mes émois scolaires,
Mes yeux s'ouvrent sur elle en pillant ses splendeurs,
Elle danse au couchant sur un chemin d'étoiles,
Mes mains cherchent son corps, son regard par un jeu
De flammes, de candeur, attendrit par des voiles,
Anéanti mon sort, je meurs pour un seul vœu,
Dans mon être je sens, une aurore qui couve,
Ce que mon cœur ressent ne se commande pas,
Le pouvoir de l'amour voila ce que j'éprouve,
Mon corps devient ardent, en songeant à ses bras.
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