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Voici l'hiver qui éructe tout son fiel sur la terre.
Le blizzard regorge de dédains, et fouette les visages des plaines,
avec une inimitié singulière.
Les lacs et les étangs sont prisonniers
comme des damnés dans un confinement de glaces,
où ne pénètre jamais un rayon de soleil,
Le froid, comme la solitude mange la vie,
tel un prédateur avec une cruauté sans pareille,
De la même manière que l'imperméabilité des gens, dévore le moral
la vie d'un exclu, d'un détenu dans sa prison,
noyée dans l'opacité de l'ombre et dans l'affreuse insalubrité.
Et toutes ces froideurs raffermissent
les poids de leurs exclusions à perpétuité,
Si bien qu'à travers leurs barreaux, fleurissent leurs désespoirs,
Ils sont confinés atrocement dans le noir,
Si bien qu'ils perdent la raison, à force d'être opprimer
par ces murs imposants de pierres,
Sous leurs conditions de vies austères,
Sous les froideurs sulfureuses et amères,
Si bien qu'ils expirent dans la noirceur de la misère.
Et s'en vont dans la peine, avec leurs lourds manteaux d'hivers.
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