|

Toi, désirable et belle à l'aube sous un voile
Attendait le printemps un bouquet d'or aux bras,
La splendeur de l'Asie ensoleillait tes draps,
Avant que l'écriture enfin ne nous dévoile
J'étais un bois sans Eve, une nuit sans étoile,
Que l'humble rossignol n'habitait même pas,
A l'ombre d'un vieux chêne en rêvant de lilas,
J'effeuillais les désirs d'une opulente toile,
Tu buvais l'art d'Hugo; ceint par la volupté
Je posais quelques vers avec timidité
Nous buvions l'espérance en écoutant les brames,
Un long baiser d'amour déposait sur nos cœurs,
L'aile d'une caresse et le parfums des fleurs
Et puis la poésie a scellé nos deux âmes.
|