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Toi qui baignais le monde
De lumière colorée
Mon indescriptible Joconde
Mon astre adoré
Toi qui tenais l’avenir
Sous la finesse de tes doigts
Venus, Aphrodite, mon élixir
Tu étais toute ma joie
Toi que j’aimais sans fin
De toute mon âme meurtrie
Ton corps, tes yeux, tes mains
Mon ineffable paradis
Intime
Mes rêves éveillés,
Mes désirs nocturnes
Ces instants hallucinés
Fantasmes diurnes
T’appartiennent
Mais un soubresaut morbide
Brise systématiquement
Les souvenirs de l’idylle
Et de ses firmaments
L’ombre s’invite alors
Pour tout détruire
Derrière les silences d’or
Les amants, sous les sourires
Les mensonges confiés
Les yeux dans les yeux
La confiance bafouée
Sans excuses, ni aveux
Sans amour
La sentence enfin
Résonne sans écho
Un dernier larcin
Pour assassiner l’ego
Et sous les décombres
Un trou noir avide
Répand son ombre
Son aura putride
Écœurant
Mais une étincelle
S’allume parfois
Vite éteinte, elle recèle
Un espoir sans toi
Éphémère,
Mais bien là
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