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Quand je pense à Bavans, un livre aux feuilles d'or,
Prend racine en mon cœur de façon romantique,
Aux pages de l'enfance, une sergent-major
Retrouve l'encrier; du temps mélancolique,
Qui refleurit mes vers, il me reste un vin doux,
L'odeur des foins coupés, du thym sous la feuillée,
Les fleurs de mes sous-bois sont autant de bijoux,
Elles touchent mon for, l'âme de ma pensée,
Une tiédeur m'oppresse au simple souvenir
Du grenier poussiéreux me livrant ses mystères,
Aux choses d'autrefois, je trouvais mon plaisir,
Tel Perrault écrivit en ses jours solitaires,
Chaque heure ensoleillait, de vivantes couleurs
Les murs de ciments gris, de rêves, j'étais ivre,
Sous les chevrons en chêne où d'intenses langueurs
Caressaient d'or mon front, en dévorant un livre
Je trouvais mon bonheur, son magique pouvoir,
Me faisait voyager, la douce récompense
S'écoulait dans mon cœur, tout comme un encensoir,
Le cuir des vieux bouquins berçait mon innocence,
J'aimais aussi les bois, les vallons et les champs,
Une aubépine en fleur arrose ma mémoire,
Je revois le terroir de mes premiers printemps,
Ce passé merveilleux est une antique armoire,
Sans m'en apercevoir, ainsi de temps en temps,
S'échappent d'un tiroir, des heures oubliées,
Dés lors il me revient des souvenirs touchants,
Des bouquets odorants sous les vertes ramées,
Une cloche résonne au plus profond de moi,
L'antan est un herbier, une tendre bohème,
Un élégant tableau, le plus joli qui soit,
Qui m'inspire aujourd'hui ce pénétrant poème
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