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Déposes tes baisers amers, lourds comme des avalasses sur mon coeur,
Pour qu'il soit déchiré par des plaies embrasées par ta félonie,
dans toute sa longueur.
Aussi, mon âme est une plaine échancrée
par tes violents orages et tes pluies, de vils pleurs,
Un pampre qui se meurt dans les veines des ravines
brûlées par l'aridité,
Comme celle de tes sentiments, sans un éclair de probité.
A cause de toi, tous mes desseins sont noyés
dans tes fontaines d'âpretés,
Mes ailes sont dragonnées à l'asservissement, sans discontinuités.
Mais saches que je vais me nourrir des racines du mal,
Tu vas périr dans une adversité opale,
Jusqu'à faire tressaillir la lumière du jour,
dans les lisières de ses flancs,
Devant ton agonie, traître amant,
Pour avoir dévasté solennellement mon coeur si aimant.
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