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Je passerais ma vie à pouvoir t'admirer,
Ton image en mon cœur, d'une touche céleste,
Fait ployer ma raison sous le souffle léger
De ce beau sentiment, cette lettre en atteste,
Mon âme toute entière à ton noble portrait,
Veut rendre à ta beauté, à ta douce nature,
L'hommage mérité de ce charme parfait,
Tout ce que j'ai rêvé porte ta signature,
Ce sourire enchanteur, pour moi reste nouveau,
Des frissons amoureux transpercent ma poitrine,
Chaque fois que tes yeux, tel un divin ruisseau,
S'épanchent de malice à la façon Latine,
Ainsi je te l'avoue au gré de mon désir,
Chacun de tes regards, d'une riche tendresse,
Ravive l'encrier d'un séduisant zéphyr,
Qui libère en mon âme en ombreuse allégresse,
Je réalise mieux ce qui fait mon tourment,
Le battement de cils, ce divin stratagème,
Transmet de l'or en moi, l'espace d'un instant,
Ma plume à son summum t'arrose d'un je t'aime,
En t'admirant ainsi, d'un amour indiscret,
Je voudrais dire à tous que c'est toi la plus belle,
Mes élans insensés, dont tu restes l'objet,
Rachètent mes erreurs, d'un onde solennelle,
Notre amour restera sur l'ombre le plus fort
Quel que soit le destin ton visage me porte,
Je ne te cache pas que j'ai peur de la mort,
Mais vivre près de toi, heureux, sur tout l'emporte,
Cet air mélancolique écrin de volupté,
Je n'en connais d'égal à ta chère prunelle,
En son paisible éclat couve l'éternité,
J'y veux faire mon nid ma blanche colombelle.
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