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Je connais une fleur plus belle que la rose,
Plus douce que le vent, ce miracle divin
C'est toi ma bien-aimée, aurore en toute chose,
Ma céleste orchidée, or pur de mon vélin,
Une perle d'amour en mon âme s'écoule,
Imbibe ma raison, mon cœur et mon esprit,
Ce vertige de joie à ma plume s'enroule,
Une glycine en fleurs que mon regard béni,
Verse une sève d'or, fleurit de branche en branche,
Allume en moi la flamme et parfume mon sang,
Ta beauté insensée est une rose blanche,
C'est une volupté, c'est l'invincible élan,
Offre-moi le trésor d'une lyre légère,
Apporte ton sourire à ce suprême instant,
Ta muse ma touché de son aile solaire,
Conjugue à mon ruisseau ton pouvoir innocent,
Que soit loué ton corps, ta cambrure parfaite,
Que s'affiche ton charme au travers de mes vers,
Que ma main s'ensoleille en faisant ta conquête,
Et que tes doux contours restent mon univers,
C'est un besoin si fort, je t'aime à la folie,
L'image de tes traits réveille le désir,
Le frisson de mes sens ma sublime Marie,
Nourrit par ton regard je me sens défaillir,
Pour parler de tes yeux il faudrait un poète,
Aussi bon que Ronsard ou peut être Musset,
Il faut même une aurore où la nuit se reflète
Parce qu'entre tes cils l'horizon est parfait,
Tant tes émaux moirés, ne laissent point de marbre,
Ces deux étoiles d'or, ce soleil au miroir,
N'ont pas besoin de mots, ni même de palabre,
"Quand flammes de l'éther, ils inondent le soir"
Suis-je ton rossignol, l'ombre de ta lumière,
Ton panier plein de fruits verse en mon encrier,
Le bonheur à cueillir, les reflets de la pierre,
La blondeur de l'été, c'est le saint bénitier,
Un long frisson de fleurs arrose ma mémoire,
D'un amour éternel à ton charme enjôleur
Je veux écrire un rêve, une œuvre, un oratoire
Pour offrir un écrin à ta grande splendeur.
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