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La Merveille

le dimanche 10 novembre 2019, à 12:38. Posté par plumeflore


    Quelquefois je l'avoue assez modestement,
    J'ai le cœur qui se serre en pensant à Marie,
    Tant sa grâce me touche et m'attire hautement,
    Tandis que le désir à mon âme se lie

    Je me gave d'amour à force de l'aimer,
    J'ai su donc découvrir sa beauté naturelle,
    Son besoin de tendresse et même réveiller
    L'émouvant Hosanna, tout ce qui chante en elle,

    En parlant de trésor que dire de sa peau,
    Qu'importe la saison, qu'elle soit blanche ou mate,
    Je n'y résiste pas, c'est bien plus qu'un cadeau,
    Pour mon âme d'enfant c'est comme une sonate,

    Sa courbure idéale approche le divin,
    Sous son corsage blanc ses formes sont eau vive,
    Deux roses en bouton que la dentelle ceint
    Apportent la candeur à sa marche lascive,

    En jupe portefeuille elle a ce brin d'amour,
    Se trouble sensuel qui la rend si pulpeuse,
    Le haut vaut bien le bas, un souffle d'or entour
    D'un luxe transparent sa démarche enjôleuse,

    j'accueille cette Infante au jardin de mes vers
    Où luit de mille feux les perles de mon encre,
    Moi qui rêvait gamin d'une Miss Univers,
    Au lagon de ses yeux mon cœur à jeté l'ancre,

    Avec sa tête d'ange et son rire d'enfant,
    Je la trouve canon, bien plus belle que Eve,
    Même Mona Lisa n'a pas cet air troublant,
    Mais le summum est bien quand son regard s'élève,

    Comme deux rossignols sur un arbre vermeil,
    Célébrant la douceur d'un mois plein de fortune,
    Ses yeux sont deux traits noirs imbibé de soleil,
    Telle une nuit de mai que caresse la lune,

    Sous les cils ombrageux, ses joyaux d'Orient
    D'un amoureux désir recueillent la lumière,
    Elle touche au sacré de son air souriant
    En louant mes doux mots d'une façon solaire

    Si je veux composer une œuvre en son honneur,
    Il me suffit de voir son sourire invincible,
    Où d'entendre sa voix, à l'accent enchanteur,
    Faite pour émouvoir, cette lyre infaillible,

    Déversant ses liens purs au lit de notre amour,
    Ce nid ensoleillé, qu'érotise la lune,
    Aux draps blancs ceins d'œillets que le mystère entour
    Bijou dans son écrin, d'une rose opportune,

    L'abeille que je suis, ne rêve qu'une fleur
    Objet de mon plaisir, délicate orchidée
    Je l'aime plus encore avec fougue et ferveur
    Quand se devine l'or sous la frise ajourée,

    On dirait que le ciel s'enflamme sur sa peau,
    Quand au soir elle quitte auprès de moi sa robe,
    L'hommage du miroir même à lui seul vaut,
    Ce miracle insensé du jour qui se dérobe,

    Mais saurai-je la peindre aussi belle, qu'elle est
    Au point d'être fidèle à sa ligne charmante,
    Où flambent mille fleurs qui font tout son attrait,
    Saurai-je retracer cet ange qui me hante,

    Que cet instant si pur puisse s'éterniser,
    Et puisse l'élevé jusqu'au rang de Déesse,
    Je veux couvrir de fleurs, pour l'immortaliser
    Sa beauté légendaire à la grande richesse

    Ma muse en la voyant d'une telle splendeur,
    D'un rêve évanescent veut être sa pareille,
    Mais pour faire de l'ombre à la plus belle fleur,
    Il faut plus qu'un soleil, puisqu'elle est "La Merveille".

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