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Je puise chaque vers dans l'urne d'une fleur,
Quelque chose de tendre accompagne ma plume,
On dirait que la rose accorde sa douceur
Aux belle lettres d'or que mon âme consume,
Cet amour qui m'inspire est un jardin sacré,
Un long chemin de fleurs, que l'aurore jalouse,
Un ange d'Orient, d'une telle beauté
Ressuscite mon cœur, c'est ma divine épouse,
Un jour de février le soleil s'est posé,
Dans son regard de biche habité par les anges,
Dans ses prunelles d'or, summum de volupté
Couve sous l'aubépine un couple de mésanges,
Sur sa lèvre cerise un mystère a conçu,
Hommage à la splendeur, une harmonie ailée,
A travers le velours ce corail aperçu
Révèle le trésor sa bouche désirée
Et sa voix me rappelle un rossignol au bois,
En écoutant ses mots, je sens poindre l'aurore,
Sous le décor ombreux son émouvant minois
Reflète le soleil et surpasse la flore,
Je sais tous ses secrets, j'en connais la vertu,
Son charme séducteur dépasse le silence,
Est-ce de découvrir ce bonheur inconnu
Invincible ruisseau, que je perds ma prudence?
Ce que je veux montrer c'est le divin flambeau,
Et j'ose le prouver de façon souveraine
Nul être ne mérite et nul être ne vaut
En dehors de son front la couronne de reine,
Au milieu d'un grand cœur, j'ai sculpté son prénom,
Elle reste à mes yeux la huitième merveille,
Rien n'est aussi brillant que la palme à son front,
Ne même aussi joli que perle à son oreille.
J'ai gravé notre amour sur un chêne noueux,
Un modeste clin-d 'œil et mon cœur est en cendre,
Son regard d'Orient, cristal majestueux,
Je l'avoue humblement je ne peux m'en défendre.
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