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il n'est pas une femme, une flamme ici bas
Qui ne puisse égaler la grâce de cet ange,
Pas même l'or, la rose où même le lilas,
Tant son regard est beau, quand l'aube s'y mélange
Caressant son iris d'une virgule d'or,
Quand le soir bleu succède à la voûte vermeille
J'y puise au nid des cils l'évanescent trésor
En cueillant chaque étoile, en l'appelant merveille.
Le jour sommeille en elle, illuminant mes nuits,
Je ne saurais toucher, aimer une autre bouche,
Je ne saurais mirer, l'onde d'un autre puits;
Je couve le bonheur quand sa lèvre me touche,
Délices de mes mains, ses amandiers en fleur,
Elèvent ma raison, je la trouve si belle,
Qu'aux relis de son corps, je sens rompre mon cœur,
J'y vois poindre désir que l'amour interpelle,
A l'entour de sa robe où flâne l'air d'avril,
Sa flore a les senteurs du Paradis sublime,
Scilles, roses, œillets, d'un mélange subtil,
Annoncent le soleil que sa peau douce exprime,
Aux lueurs de la lune et ses reflets soyeux,
La ligne de son buste est œuvre sans pareille,
Qui ne peut que venir d'un miracle des cieux,
Rien qu'en la regardant mon âme s'émerveille,
J'aimerais disparaître aux flammes de son lit,
Mourir comme une larme au velours de sa joue,
Finir dans les frissons que son rire poursuit,
Dans le divin rayon que sa beauté dénoue.
J'ai gravé son prénom sur un arbre scabreux,
Que l'écorce, le bois, le temps gardent fidèle,
L'idylle point banal d'un couple d'amoureux,
Fasse que l'éternel nous touche de son aile
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