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La couronne de Marie

le mardi 10 décembre 2019, à 12:34. Posté par plumeflore


    Couronne de sonnets


    1 : Ma muse
    2 : Ma reine
    3 : Ma conquête
    4 : Mon amour
    5 : Ma merveille
    6 : Mon destin
    7 : Ma divine
    8 : Ma fleur inspiratrice
    9 : Mon trésor
    10 : Mon flambeau
    11 : Mon printemps
    12 : Ma rose
    13 : Mon élégante
    14 : Ma femme sacrée
    15 : Mon soleil

    1 : Ma muse

    Puisque c'est un plaisir de couronner sa tête
    Il me faut à présent dans un texte concis
    Présenter cette muse au magnétisme exquis
    Elle est d'une beauté que rêve tout poète

    Quand son buste enchanteur, au miroir se reflète
    C'est comme si l'aurore et le jour indécis
    Caressaient mon regard d'un soleil insoumis
    Quel bonheur de pouvoir suivre sa silhouette

    Ceint de bijoux, de soie où chuchote l'amour
    Surtout quand la lumière émerveille à l'entoure
    Les ombres de sa peau, la vague qui l'inonde

    Chevauche l'infini, caresse son écrin
    Je cède à la saveur sans perdre une seconde
    De parler de ses yeux, des fleurs de son jardin.


    2 : Ma reine

    De parler de ses yeux, des fleurs de son jardin
    Déverse sur mon cœur une sève nouvelle
    Son charme d'Orient la rend si solennelle
    Que je bénis le ciel, l'amour et le destin

    D'être aimé de cet ange aux cils étincelants
    Dans sa prunelle d'or la divine étincelle
    M'annonce chaque soir que la nuit sera belle
    Au nid de ma colombe, éternel est le temps

    Et d'un timide aveu il faut que je vous dise
    Quand vole son jupon, ma lyre s'angélise
    Son corps évanescent, objet hors du commun

    Est bien l'écrin parfait qui mérite le sacre
    Même la rose en mai sa beauté, le consacre
    Je voudrais en ce jour l'honorer d'un Rodin


    3 : Ma conquête

    Je voudrais en ce jour l'honorer d'un Rodin
    D'une lettre céleste afin de la séduire
    C'est le plus cher serment que je souhaite écrire
    Tout en elle me plait, sa tendresse, son teint

    J'évoque sa splendeur avec un tel entrain
    Que la sève des fleurs, ni pourrait point suffire
    Ce que le temps absous, l'amour lui, le conspire
    Au soleil de sa peau la soie est un écrin

    Qui confronte mon texte aux roses de sa gloire
    Cultiver le jardin de notre grande histoire
    Tout le ciel est en moi quand se livrent ses yeux

    A l'heure romantique écoutant l'alouette
    Je couche son beau corps sur le vélin soyeux
    Ma plume la caresse en faisant sa conquête.


    4 : Mon amour

    Ma plume la caresse en faisant sa conquête
    Au méandre des mots ses beaux cheveux de jais
    Inspirent à ma fontaine un sincère succès
    Donnant à mes écrits l'âme d'une allumette

    De son grand champ de fleurs je veux être l'abeille
    Le tendre rossignol esthète en son palais
    Recueillant ses baisers afin d'en faire les frais
    Vivant de la tendresse où l'encre s'émerveille

    D'une goutte de rose au cœur de l'encrier
    Cristal opalescent, perles du bénitier
    Je cueille des vers bleus pour lui conter fleurette

    Car rien ne peut tarir ma source au coin du bois
    Je l'aime tendrement en subissant ses lois
    Comment faire autrement tant sa ligne est parfaite.


    5 : Ma merveille

    Comment faire autrement tant sa ligne est parfaite
    Que de boire à la source un bonheur insensé
    Je l'aime ingénument pour sa grande beauté
    Mais aussi pour le sens que son âme reflète

    Au miroir de son cœur elle est un jour de fête
    Je loue autant son front, que son buste bombé
    En l'aimant plus que tout, voila la vérité
    Je rêve de la voir sur une escarpolette

    Sa jupe s'envolant comme un oiseau des cieux
    Boire sa volupté, m'en régalant les yeux
    En mendiant d'amour, vivre son élégance

    En mirant le soleil de son jupon satin
    Comme rose au coffret en mesurant ma chance
    Combien de fois mon âme en bénit le destin.


    6 : Mon destin

    Combien de fois mon âme en bénit le destin
    De connaitre la femme à la douce dentelle
    Son regard serait-il une voûte éternelle
    Le secret d'un désir sagement cabotin

    Est-ce de l'éloquence où le plaisir en fleur
    Ce frisson de ma plume où la rose se mêle
    Au doux jardin de mai quand la source ruisselle
    Au revers du rocher d'une intime douceur

    Je couve du regard mon projet de tendresse
    En l'aimant chaque jour ça j'en fait la promesse
    Toujours un peu plus fort, cet être de satin

    Du printemps à l'automne en passant par l'hiver
    Je veux fleurir ses jour d'un imposante mer
    Marie est à l'honneur c'est un être divin.


    7 : Ma divine

    Marie est à l'honneur c'est un être divin
    Comme s'ouvre la rose au baiser de l'aurore
    La beauté de ses yeux tendrement me dévore
    En levant vers les cieux son regard souverain

    Elle fait sourdre en moi le miel et le jasmin,
    La douceur du printemps en fleur se remémore
    En buvant sa splendeur, revient la soif encore
    De cueillir des bouquets au ciel de son jardin

    Quand l'amour absolu sur son front se balance
    S'envolent mille oiseaux, caressant le silence
    Au bois d'or de jadis revient le rossignol

    Du drap bleu de l'azur, lui répond l'alouette
    De cette sérénade arrive mon alcool
    Bienheureux que le suis d'être son saint poète.


    8 : Ma fleur inspiratrice

    Bienheureux que je le suis d'être son saint poète
    Un chêne centenaire accueille en médaillon
    Au cœur de son écorce en fleur son doux prénom
    C'est ma façon à moi, de lui conter fleurette

    Je cueille dans les bois les roses de ma quête
    Quand le soleil descend le soir sur l'horizon
    Un vers m'entraîne aux champs pour y faire moisson
    Dans les taillis fleuris, j'attends une fauvette

    Une biche parfois traverse le chemin
    Et je m'en vais rêvant de soie et de satin
    L'amour n'en fini pas d'offrir son ramage

    J'adore au coin d'un champ lui fondre un beau rondeau
    Alors revient en moi la plus intime image
    Quand l'ombre couvre d'or le doux grain de sa peau.


    9 : Mon trésor

    Quand l'ombre couvre d'or le doux grain de sa peau
    Je rêve de cueillir ses saintes marjolaines
    D'être entre chien et loup et d'avoir la main pleine
    De fruits et de bouquets, au son d'un piano

    Dans le paisible soir où dort en souriant
    Les roses, les oiseaux de tendres porcelaines
    De vivre le bonheur des noces souveraines
    D'aimer de jour, de nuit cet ange d'Orient

    Et que ma plume porte un parfum d'aubépine
    La volupté des sens, la douceur florentine
    Sous le regard des fleurs, d'être son hidalgo

    L'adorer toujours plus, d'une intime tendresse
    Son rire émouvant fait d'elle ma princesse
    Un désir captivant fait d'elle mon flambeau


    10 : Mon flambeau

    Un désir captivant fait d'elle mon flambeau
    Certains soirs de printemps quand l'astre se dérobe
    Sous la glycine en fleur j'aime frôler sa robe
    Juste au moment des nids, de l'émouvant ruisseau

    Sous le ciel empourpré pareil au tourtereau
    J'admire sa douceur d'une élégance probe
    Ainsi que ses bijoux, sa boucle d'or au lobe,
    Le solitaire au doigt, mais elle a de plus beau

    Un regard flamboyant, le geste romantique
    Craquant de volupté d'une grâce idyllique
    Devant le feu mouvant je me sens défaillir

    Tout parle de bonheur tant son buste rayonne
    Tout chante dans mon cœur l'amour et le plaisir
    Aux branches de son lit, pas d'hiver, ni d'automne.


    11 : Mon printemps

    Aux branches de son lit pas d'hiver, ni d'automne
    Règne la belle rose au jardin odorant
    La tendresse a fleuri chez elle élégamment
    D'un long regard d'amour cet antique Madone

    En tissant sa légende accueille ma couronne
    La glycine à ses bras couve un brasier ardent
    Ensoleille mes yeux et coule en m'enchantant
    En louant ses attraits ma plume le claironne

    Aux blancheurs de ses mains, aux jais de ses cheveux
    Je chante son pays en découvrant les cieux
    D'un clin-d 'œil souriant tellement romantique

    Je sens naître ferveur et je préfère dés lors
    Boire le souvenir de sa ligne idyllique
    J'ai le cœur qui se serre en pensant à son corps.


    12 : Ma rose

    J'ai le cœur qui se serre en pensant à son corps
    A la chair savoureuse et longuement aimée
    Au supplice absolu de la douce marée
    Et cette volupté que je touche dés lors

    Que pointe la saveur de ses tendres accords
    Ce calice émouvant, de dentelle ajourée
    Que la neige a fleurie au flot de la rosée
    Et cet amour du fruit qui me sublime alors

    Apportant au bonheur que mon âme supplie
    Quand la sève s'écoule au velours de la lie
    J'aime a venir rêver au jardin flamboyant

    Comme l'ardent rosier que l'abeille arraisonne
    Au profond de mon être en l'aimant tendrement
    A la reine des fleur j'offre cette couronne.


    13 : Mon élégante

    A la reine des fleurs j'offre cette couronne
    Et consacre mes vers au soleil de ses yeux
    A ses riches appas je décerne les cieux
    Loin de son doux regard, sans elle c'est l'automne

    A son charme absolu mon âme s'abandonne
    Que j'aime infiniment son portrait merveilleux
    Ce que je peux nommer devient délicieux
    Rien ne peut remplacer sa risette mignonne

    Comme un souffle léger le plus simple soupir
    De ses cils palpitants toujours me fait mourir
    Son regard ténébreux image mon silence

    Distille un miel plus doux que tendres accords
    A son rire émouvant ma plume se fiance
    Je l'aimerai toujours sans faux pas, ni remords.


    14: Ma femme sacrée

    Je l'aimerai toujours sans faux pas, ni remords
    A l'ombre d'un vieux bois où sur un banc de pierre,
    Sur un sentier obscur je boirai sa lumière
    En effeuillant sa jupe en puisant ses trésors

    Tout s'illuminera de mes mots les plus forts
    Implorant ses baisers, son charme légendaire
    Je chanterai ses yeux, sa ligne de bergère
    Jusqu'au seuil de l'hiver et de ses blancs abords

    Je sèmerai de l'or sur ses lèvres vermeilles
    J'honorerai ses fleurs comme font les abeilles
    La belle en moi dormant d'un clin- d'œil me saisi

    Sans son divin regard aurais-je été poète
    Un zéphyr me parcours et gagne mon esprit
    Puisque c'est un plaisir de couronner sa tête.


    Sonnet maitre

    15 : Mon soleil

    Puisque c'est un plaisir de couronner sa tête
    De parler de ses yeux, des fleurs de son jardin
    Je voudrais en ce jour l'honorer d'un Rodin
    Ma plume la caresse en faisant sa conquête

    Comment faire autrement tant sa ligne est parfaite
    Combien de fois mon âme en bénit le destin
    Marie est à l'honneur c'est un être divin
    Bienheureux je le suis d'être son saint poète

    Quand l'ombre couvre d'or le doux grain de sa peau
    Un plaisir captivant fait d'elle mon flambeau
    Aux roses de son lit, pas d'hiver, ni d'automne

    J'ai le cœur qui se serre en pensant à son corps
    A la reine des fleurs j'offre cette couronne
    Je l'aimerai toujours sans faux pas ni remords.



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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
debbie le mardi 10 décembre 2019, à 15:19
Bonjour Marc, par ces poèmes vous avez su couronner votre bien aimée de si merveilleux vers. Votre bonheur se lit entre les lignes. Merci de ce doux partage
Je vous souhaite une belle fin de journée
Avec ma tendre amitié
Debbie

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