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Couronne de sonnets
1 : Ma muse
2 : Ma reine
3 : Ma conquête
4 : Mon amour
5 : Ma merveille
6 : Mon destin
7 : Ma divine
8 : Ma fleur inspiratrice
9 : Mon trésor
10 : Mon flambeau
11 : Mon printemps
12 : Ma rose
13 : Mon élégante
14 : Ma femme sacrée
15 : Mon soleil
1 : Ma muse
Puisque c'est un plaisir de couronner sa tête
Il me faut à présent dans un texte concis
Présenter cette muse au magnétisme exquis
Elle est d'une beauté que rêve tout poète
Quand son buste enchanteur, au miroir se reflète
C'est comme si l'aurore et le jour indécis
Caressaient mon regard d'un soleil insoumis
Quel bonheur de pouvoir suivre sa silhouette
Ceint de bijoux, de soie où chuchote l'amour
Surtout quand la lumière émerveille à l'entoure
Les ombres de sa peau, la vague qui l'inonde
Chevauche l'infini, caresse son écrin
Je cède à la saveur sans perdre une seconde
De parler de ses yeux, des fleurs de son jardin.
2 : Ma reine
De parler de ses yeux, des fleurs de son jardin
Déverse sur mon cœur une sève nouvelle
Son charme d'Orient la rend si solennelle
Que je bénis le ciel, l'amour et le destin
D'être aimé de cet ange aux cils étincelants
Dans sa prunelle d'or la divine étincelle
M'annonce chaque soir que la nuit sera belle
Au nid de ma colombe, éternel est le temps
Et d'un timide aveu il faut que je vous dise
Quand vole son jupon, ma lyre s'angélise
Son corps évanescent, objet hors du commun
Est bien l'écrin parfait qui mérite le sacre
Même la rose en mai sa beauté, le consacre
Je voudrais en ce jour l'honorer d'un Rodin
3 : Ma conquête
Je voudrais en ce jour l'honorer d'un Rodin
D'une lettre céleste afin de la séduire
C'est le plus cher serment que je souhaite écrire
Tout en elle me plait, sa tendresse, son teint
J'évoque sa splendeur avec un tel entrain
Que la sève des fleurs, ni pourrait point suffire
Ce que le temps absous, l'amour lui, le conspire
Au soleil de sa peau la soie est un écrin
Qui confronte mon texte aux roses de sa gloire
Cultiver le jardin de notre grande histoire
Tout le ciel est en moi quand se livrent ses yeux
A l'heure romantique écoutant l'alouette
Je couche son beau corps sur le vélin soyeux
Ma plume la caresse en faisant sa conquête.
4 : Mon amour
Ma plume la caresse en faisant sa conquête
Au méandre des mots ses beaux cheveux de jais
Inspirent à ma fontaine un sincère succès
Donnant à mes écrits l'âme d'une allumette
De son grand champ de fleurs je veux être l'abeille
Le tendre rossignol esthète en son palais
Recueillant ses baisers afin d'en faire les frais
Vivant de la tendresse où l'encre s'émerveille
D'une goutte de rose au cœur de l'encrier
Cristal opalescent, perles du bénitier
Je cueille des vers bleus pour lui conter fleurette
Car rien ne peut tarir ma source au coin du bois
Je l'aime tendrement en subissant ses lois
Comment faire autrement tant sa ligne est parfaite.
5 : Ma merveille
Comment faire autrement tant sa ligne est parfaite
Que de boire à la source un bonheur insensé
Je l'aime ingénument pour sa grande beauté
Mais aussi pour le sens que son âme reflète
Au miroir de son cœur elle est un jour de fête
Je loue autant son front, que son buste bombé
En l'aimant plus que tout, voila la vérité
Je rêve de la voir sur une escarpolette
Sa jupe s'envolant comme un oiseau des cieux
Boire sa volupté, m'en régalant les yeux
En mendiant d'amour, vivre son élégance
En mirant le soleil de son jupon satin
Comme rose au coffret en mesurant ma chance
Combien de fois mon âme en bénit le destin.
6 : Mon destin
Combien de fois mon âme en bénit le destin
De connaitre la femme à la douce dentelle
Son regard serait-il une voûte éternelle
Le secret d'un désir sagement cabotin
Est-ce de l'éloquence où le plaisir en fleur
Ce frisson de ma plume où la rose se mêle
Au doux jardin de mai quand la source ruisselle
Au revers du rocher d'une intime douceur
Je couve du regard mon projet de tendresse
En l'aimant chaque jour ça j'en fait la promesse
Toujours un peu plus fort, cet être de satin
Du printemps à l'automne en passant par l'hiver
Je veux fleurir ses jour d'un imposante mer
Marie est à l'honneur c'est un être divin.
7 : Ma divine
Marie est à l'honneur c'est un être divin
Comme s'ouvre la rose au baiser de l'aurore
La beauté de ses yeux tendrement me dévore
En levant vers les cieux son regard souverain
Elle fait sourdre en moi le miel et le jasmin,
La douceur du printemps en fleur se remémore
En buvant sa splendeur, revient la soif encore
De cueillir des bouquets au ciel de son jardin
Quand l'amour absolu sur son front se balance
S'envolent mille oiseaux, caressant le silence
Au bois d'or de jadis revient le rossignol
Du drap bleu de l'azur, lui répond l'alouette
De cette sérénade arrive mon alcool
Bienheureux que le suis d'être son saint poète.
8 : Ma fleur inspiratrice
Bienheureux que je le suis d'être son saint poète
Un chêne centenaire accueille en médaillon
Au cœur de son écorce en fleur son doux prénom
C'est ma façon à moi, de lui conter fleurette
Je cueille dans les bois les roses de ma quête
Quand le soleil descend le soir sur l'horizon
Un vers m'entraîne aux champs pour y faire moisson
Dans les taillis fleuris, j'attends une fauvette
Une biche parfois traverse le chemin
Et je m'en vais rêvant de soie et de satin
L'amour n'en fini pas d'offrir son ramage
J'adore au coin d'un champ lui fondre un beau rondeau
Alors revient en moi la plus intime image
Quand l'ombre couvre d'or le doux grain de sa peau.
9 : Mon trésor
Quand l'ombre couvre d'or le doux grain de sa peau
Je rêve de cueillir ses saintes marjolaines
D'être entre chien et loup et d'avoir la main pleine
De fruits et de bouquets, au son d'un piano
Dans le paisible soir où dort en souriant
Les roses, les oiseaux de tendres porcelaines
De vivre le bonheur des noces souveraines
D'aimer de jour, de nuit cet ange d'Orient
Et que ma plume porte un parfum d'aubépine
La volupté des sens, la douceur florentine
Sous le regard des fleurs, d'être son hidalgo
L'adorer toujours plus, d'une intime tendresse
Son rire émouvant fait d'elle ma princesse
Un désir captivant fait d'elle mon flambeau
10 : Mon flambeau
Un désir captivant fait d'elle mon flambeau
Certains soirs de printemps quand l'astre se dérobe
Sous la glycine en fleur j'aime frôler sa robe
Juste au moment des nids, de l'émouvant ruisseau
Sous le ciel empourpré pareil au tourtereau
J'admire sa douceur d'une élégance probe
Ainsi que ses bijoux, sa boucle d'or au lobe,
Le solitaire au doigt, mais elle a de plus beau
Un regard flamboyant, le geste romantique
Craquant de volupté d'une grâce idyllique
Devant le feu mouvant je me sens défaillir
Tout parle de bonheur tant son buste rayonne
Tout chante dans mon cœur l'amour et le plaisir
Aux branches de son lit, pas d'hiver, ni d'automne.
11 : Mon printemps
Aux branches de son lit pas d'hiver, ni d'automne
Règne la belle rose au jardin odorant
La tendresse a fleuri chez elle élégamment
D'un long regard d'amour cet antique Madone
En tissant sa légende accueille ma couronne
La glycine à ses bras couve un brasier ardent
Ensoleille mes yeux et coule en m'enchantant
En louant ses attraits ma plume le claironne
Aux blancheurs de ses mains, aux jais de ses cheveux
Je chante son pays en découvrant les cieux
D'un clin-d 'œil souriant tellement romantique
Je sens naître ferveur et je préfère dés lors
Boire le souvenir de sa ligne idyllique
J'ai le cœur qui se serre en pensant à son corps.
12 : Ma rose
J'ai le cœur qui se serre en pensant à son corps
A la chair savoureuse et longuement aimée
Au supplice absolu de la douce marée
Et cette volupté que je touche dés lors
Que pointe la saveur de ses tendres accords
Ce calice émouvant, de dentelle ajourée
Que la neige a fleurie au flot de la rosée
Et cet amour du fruit qui me sublime alors
Apportant au bonheur que mon âme supplie
Quand la sève s'écoule au velours de la lie
J'aime a venir rêver au jardin flamboyant
Comme l'ardent rosier que l'abeille arraisonne
Au profond de mon être en l'aimant tendrement
A la reine des fleur j'offre cette couronne.
13 : Mon élégante
A la reine des fleurs j'offre cette couronne
Et consacre mes vers au soleil de ses yeux
A ses riches appas je décerne les cieux
Loin de son doux regard, sans elle c'est l'automne
A son charme absolu mon âme s'abandonne
Que j'aime infiniment son portrait merveilleux
Ce que je peux nommer devient délicieux
Rien ne peut remplacer sa risette mignonne
Comme un souffle léger le plus simple soupir
De ses cils palpitants toujours me fait mourir
Son regard ténébreux image mon silence
Distille un miel plus doux que tendres accords
A son rire émouvant ma plume se fiance
Je l'aimerai toujours sans faux pas, ni remords.
14: Ma femme sacrée
Je l'aimerai toujours sans faux pas, ni remords
A l'ombre d'un vieux bois où sur un banc de pierre,
Sur un sentier obscur je boirai sa lumière
En effeuillant sa jupe en puisant ses trésors
Tout s'illuminera de mes mots les plus forts
Implorant ses baisers, son charme légendaire
Je chanterai ses yeux, sa ligne de bergère
Jusqu'au seuil de l'hiver et de ses blancs abords
Je sèmerai de l'or sur ses lèvres vermeilles
J'honorerai ses fleurs comme font les abeilles
La belle en moi dormant d'un clin- d'œil me saisi
Sans son divin regard aurais-je été poète
Un zéphyr me parcours et gagne mon esprit
Puisque c'est un plaisir de couronner sa tête.
Sonnet maitre
15 : Mon soleil
Puisque c'est un plaisir de couronner sa tête
De parler de ses yeux, des fleurs de son jardin
Je voudrais en ce jour l'honorer d'un Rodin
Ma plume la caresse en faisant sa conquête
Comment faire autrement tant sa ligne est parfaite
Combien de fois mon âme en bénit le destin
Marie est à l'honneur c'est un être divin
Bienheureux je le suis d'être son saint poète
Quand l'ombre couvre d'or le doux grain de sa peau
Un plaisir captivant fait d'elle mon flambeau
Aux roses de son lit, pas d'hiver, ni d'automne
J'ai le cœur qui se serre en pensant à son corps
A la reine des fleurs j'offre cette couronne
Je l'aimerai toujours sans faux pas ni remords.
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