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Amour me trucide, jusqu'à embraser mon désir de me honnir,
Ton absence me fait tant languir.
Je suis telle une rose sur la terre exilée de ton coeur,
qui ne peut s' épanouîr,
Je suis la pluie qui crépite sur tes jardins d'hivers,
et qui meurt à loisir.
Je suis un navire secoué par les orages véhéments de l'été,
qui farouchement sur les lames de la mer, se déchire,
Ma vie est un miroir sans reflet,
qui dans l'opacité des ténèbres, se brise avec plaisir,
Je suis la sensibilité féminine,
qui comme un astre flamboyant dans un long gémissement,
et dans les nuées ombreuses, s'étire.
Reviens ma chèrie, je suis lassé de souffrir,
J'ai tant d'amours et de poèsies à t'offrir,
Reviens mon amour, avant que le tranchant de l'hiver,
ne vienne les occire.
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