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Pour toi, j'ai essuyé des violentes tempêtes,
des orages sournois et assourdissants de l'été,
Et plus que l'ombre de ton austérité,
Pourtant, je t'ai tant aimé avec mes éclatantes voluptés,
Et toi, tu n'as point cessé de toucher à la luxure,
avec des courtisanes grâcieusement fardées.
Moi ton épouse, tu m'as emprisonné dans les rets hideux
de ton hypocrisie exacerbée,
Par ta félonie, tu m'as sauvagement poignardée,
Tu penses qu'avec ta piteuse poèsie, je puisse être charmée,
Pour embraser la résurgence abjecte de nos voluptés,
Afin que nos amours glissent dans les gouffres amers,
Pour que nous souffrions des joies insipides et austéres,
Je souffre déjà d'innombrables blessures ouvertes,
Saches que je n'ai pas envie d'éprouver le charme venimeux de ta disette,
Qui nous conduirait inéluctablement jusqu'à notre perte.
Je ne peux plus soutenir ton regard fallacieux,
Veux-tu appareiller vers d'autres rivages, poète disgrâcieux!
Avant que je n'embrase mon désir de te trucider,
Pour tous les visages informes de ta traîtrise,
que tu m"as fait endurer.
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