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Ils sont pour toi ces mots ma femme bien-aimée,
Pollen de l'ancolie ivresse d'un soupir,
Si j'écris dans ton culte il ne me faut faillir,
Pardonne à mon langage une œuvre intimidée,
Je voudrais que mes vers, pareil à la marée,
Te recouvre de fleurs, afin de te bâtir,
Un chef-d'œuvre amoureux, qui puisse te ravir,
Si ta lèvre l'effleure où même ta pensée,
Nul ne sait le bonheur que ce geste ferait,
Semant d'or mon vélin, ta beauté fait l'effet
D'une élégante perle au cou d'une princesse,
Muguets, roses, œillets ces fruits de ma douceur,
Ces doux alexandrins ruisselant de tendresse
Sauras-tu mon amour les lire avec le cœur.
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