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Le soleil sur les prés décline gentiment
Et meurt dithyrambique à l'ombre des grands chênes,
On dirait que la plaine ensoleille le vent,
Transporte le frisson des sources souveraines.
Autour de son clocher le village s'endort,
Tandis qu'à l'occident le jour tombe paisible;
L'haleine des tilleuls, l'océan des blés d'or
Exhalent la douceur d'un amour indicible,
Le bonheur se suspend aux solives du temps,
J'écoute le concert des grillons, de la grive;
A cette heure bénie un lambeau de printemps
Cristallise les fleurs, intimide l'eau vive,
Prête à l'amour ses vers, son immense pouvoir,
Une extase inconnue au bois s'évangélise,
Emprunte au divin, l'or et semence le soir,
Déposant sur mon cœur les muses de l'église.
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