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L'élégance des fleurs, me ramène toujours,
Au berceau Franc-Comtois, flambeau de ma jeunesse,
Cependant que mes pas ravitaillent à rebours
La coupe florentine au sein de la tendresse,
Que de fois à Bavans, je fus l'amoureux fou,
L'abeille aux ailes d'or buvait à la fontaine;
J'aimais nos saints plaisirs, les trouvant à mon goût,
Notre amour grandissait semaine après semaine,
Là-bas chaque sentier à gardé le parfum,
Du romantique amour, d'une éternelle absence,
Tel un marbre invincible un souvenir lointain,
D'un sourire adorable habille mon silence,
Ce temps me lie aux fleurs le voyage est sans prix,
A l'heure où l'angélus caresse mes oreilles,
Un ruban de lumière ensoleille mes nuits,
Mon cœur bat tendrement sous des neiges vermeilles,
Un rêve d'autrefois annonce la douceur
Des jaunes boutons-d'or, archet mélancolique
Que révèle la flamme aux doigts de la langueur,
L'idéal resplendit d'une étrange musique,
Il n'est rien de plus doux au long du triste hiver,
Que d'éclore l'album, tout empreint d'une idylle,
Comme un verger d'avril à l'abri de l'amer,
Renait le chaud frisson de l'âge volubile.
Loin de ces jours dorés, je regarde aujourd'hui,
Visage entre les mains, ce que le temps emporte,
Sur le linceul des ans, ce jardin défleuri
M'occupe à tout moment, m'attriste et me transporte;
Quatre lustres déjà que son profond sommeil
Eglise ma raison, dans un coffre d'ivoire,
Son regard amoureux, étincelant soleil,
De l'aurore au couchant arrose ma mémoire.
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