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En l'an deux mille neuf, mes sens firent cent tours,
Quand je vis tout à coup paraître cette exquise,
Au charme souverain, au galbe de marquise,
La ravissante élue au regard de velours,
Ensorcelait mon cœur tant ses riches atours
Loué par la beauté devenait une emprise,
Devant ce beau tableau mon âme était conquise,
J'étais déjà certain de la suivre toujours,
D'être au diapason, comme il sied à ma plume
De goûter les trésors que sa grâce consume,
Tant son front ceint de fleurs embaume ma raison,
Je le sais maintenant elle est ma destinée,
Bienheureux je le suis de vivre à son balcon,
Cette perle est pour moi, la sublime épousée.
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