|

Tandis que j'attendais, je vis venir au loin,
La ravissante dame à la noble stature,
Sa ligne merveilleuse embrasait d'or le foin,
Son prestige inondait l'émeraude ramure,
On eut dit que le ciel lui cédait ses rayons,
Tant son regard flambait et même que la grâce
Habitait ses beaux yeux, J'en avais des frissons
Aux accents attendris; d'une élégante classe
Son profil envoutant semblait être un chemin,
Tendre et harmonieux d'une crête céleste,
Palpable enchantement, la chute de son rein
Enflammait tout mon sang, au silence d'un geste
Je perdis la raison, tandis que voltigeait
A l'entour merveilleux de son charmant corsage
Deux roses en bouton, au saisissant effet,
Dans mon âme se fit, d'une reine l'image;
Magistrale poitrine, océane langueur,
J'aurais donner mon cœur pour l'or de sa peau fine
Calice captivant à l'intime blondeur,
S'écoulait une larme au rêve d'aubépine.
Cet air éblouissant que seul donne l'amour
Innocence d'enfant que la tendresse explore
Elle était à mes yeux plus belle que le jour
Elle avait un sourire où se pâmait l'aurore,
Chevauchant sur un char, j'étais sous son pouvoir,
Parfois son doux regard caressait ma personne,
Son teint de porcelaine au reflet flou du soir
Produisait la fraicheur d'une vague Bretonne,
Son visage était beau, d'une sage pâleur,
Sur son front rayonnait les fastes de l'Asie,
Voluptueuse femme, idéale splendeur,
Elle approchait l'attrait d'une forêt fleurie;
Sur sa lèvre vermeille un caressant oiseau
Avec grâce imitait le timbre de l'eau vive,
Sa voix comme une lyre ineffable ruisseau,
Versait le friselis d'une abeille captive;
Aux pages de mon âme un divin sentiment
Fit jour à mes désirs, un éloge timide
S'envola vers son cœur, je priais en marchant
Que l'ange de mes mots demeure à son égide.
https://youtu.be/2YYCOAPFSjs
,
|