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Tendrement sans retour l'ambre au sous-bois décline,
Le jour marque le pas, se couvrant de rubis
L'orée ivre d'amour devient une opaline,
Le soir vacille enfin parmi les fleurs, et puis
Des arbres un oiseau, présage l'innocence
Voluptueusement; sur un tapis ombreux,
J'attends ma bien-aimé et sa folle élégance,
Juillet verse dans l'air des parfums somptueux,
Tandis que près de moi, la moisson se balance,
Je vois venir au loin, ma légitime en fleur,
Linceul en son sillage, un ange se fiance
Au charme délicat de sa riche douceur,
Mon œil accoutumé, cueille la quintessence
Sur sa robe légère il neige du soleil,
Sous le satin lascif son corps en transparence
Affole ma raison d'une rêve sans pareil,
Jouet du vent joueur, sa parure de reine
Accompagne l'abeille au gré de la pâleur,
J'aperçois tout d'abord son teint de porcelaine
Ardent comme la rose et blanc de l'impudeur,
Qui mêle à sa beauté l'esquisse inaltérable,
De son fameux entour que caresse un rayon,
Autour d'elle flamboie un flux invraisemblable
Qu'effeuille gentiment un sage papillon.
Enchâssé de joyaux son front tel une voûte,
Illumine la plaine et l'arbre à son égard
Frissonne avec langueur et parfume sa route;
Trésor immaculé son flamboyant regard,
D'une liesse enchanteuse enveloppe mon âme,
Sur sa lèvre irisée un désir impatient,
Attise la lumière en retenant la flamme,
C'est bien elle c'est sûr la perle d'Orient.
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