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Sur les lèvres des fleurs je puise ma musique,
Alors, quand l'encre au soir vient sourdre sur mes doigts,
Témoin de mon labeur un baume romantique
Dépose sur mon cœur les roses d'autrefois;
Il coule au fond de moi tout amour de la muse,
De la harpe à la lyre ainsi en rimes d'or,
Tel rossignol au bois ma tendresse s'accuse
Par des larmes aux yeux, j'ai trouvé mon trésor
En l'an deux-mille neuf un matin de septembre,
Ma belle jouvencelle au regard d'Orient,
Telle une étoile au ciel vint embrasé ma chambre,
Depuis ce jour béni, je n'écris qu'en priant
Cette céleste femme à l'âme si sensible
Et devenu depuis mon idéal divin,
Elle est pour moi le graal, son charme irrésistible
Je n'en sais de plus beau, de plus élyséen,
J'aime par-dessus tout son air de souveraine,
Quelque chose de doux émane de ses yeux
Comme un velours de fleur; sa peau de porcelaine
Reflète le linceul comme neige les cieux,
J'aime écrire le soir aux pieds de ma déesse,
Sur l'églantine blanche offerte à mon cahier,
Silence de bonheur, sa douceur me caresse,
Pour elle et pour toujours mon cœur est un rosier.
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