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Un âge arrive, hélas où l'âme est nostalgique
Lorsque des notes d'or réveillent le passé,
Il me revient toujours, une chapelle antique
Du côté de Peseux, un havre réservé,
Sous ce modeste toit recouvert par les branches,
Quelques bancs, un prie-Dieu, en plein centre un lutrin,
Sous l'ombrage léger, au milieu des pervenches,
Ce lieu saint loin de tout, ce merveilleux écrin,
Béatise une paix que l'ombre sanctifie,
Dans cet humble pays de coteaux et de bois,
Le vent fait tressaillir la scille et l'ancolie,
Et répand un parfum le même qu'autrefois,
Ici le temps attend on peut dire "il ruisselle"
Au pas du paysan, au rythme du torrent,
Et chaque villageois espère l'hirondelle,
Quand l'air s'emplit de foin plein de recueillement
La plaine s'angélise et le royaume prie,
Sous le ciel bleu de juin un sentiment profond,
Vient étreindre le cœur d'intense poésie,
J'y ressens un frisson quand le terroir est blond;
Cette terre de blé, que la mésange berce,
Tressaille de bonheur quand le soleil sourit,
Voluptueusement ce que la douceur verse
Enivre le feuillage où se cache mon nid.
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