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Bientôt il fera beau, plus de vilain virus,
En France comme ailleurs refleurira la terre,
Ainsi va le destin quand sonne l'angélus,
Courage nous dit-on le mal est éphémère,
Mais le présent, lui ment, peut être que demain,
Certains boiront tranquille à l'ombre de la treille,
Un bon vin du pays,Alsace ou Chambertin,
Mais le pauvre Marcel, il a perdu sa vieille,
Il n'attend que la mort, le reste est superflus,
Bientôt soixante dix ans, d'une haletante vie
Commune, alors pour lui le temps n'existe plus,
L'horloge, son cadran et l'immobile aiguille,
N'attire plus ses yeux, le monde est à l'arrêt
Qu'importe que les fleurs pointent leur doux visage,
Que le soleil enfin éclaire la forêt,
Que s'active le merle à deux pas du garage,
D'entre tous les moments, les plus beaux, les plus doux,
Il pense au mariage, aux éternels échanges,
Aux chiens qui son passés, ainsi que les matous,
Et puis il a l'image, un nuage, des anges,
Mathilde au lit du ciel , allongée elle dort,
D'une beauté sans nom, recouvertes de roses,
Il voudrait comme avant l'enrichir de fleurs, d'or,
Mais aujourd'hui les jours, ne sont plus qu'ecchymoses.
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