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Le printemps s'aventure à petits pas de fleur,
Et jette au bois des chants, de l'or sur la ramée,
Il fouille les vallons, ceint, d'un linceul l'orée
Et croît sur l'herbe fraîche où l'aurore est en pleur,
L'ange revêt d'azur, de rubis de valeur,
Le miroir de la source, où l'onde fortunée
Caresse les iris, le jour semble un camée
Dans son corset platine au reflet enchanteur.
Dans la sérénité des chênes centenaires,
Le merle rêve du nid parmi les primevères,
Sous chaque cerisier le maître étend son drap,
Pour nourrir de soleil, son grand banquet de roses,
Pendant qu'un rossignol boit des perles écloses
Et notre amour Marie il m'évoque cela.
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