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Que je n'ose te dire il est deux mots ma fille,
Le rossignol le chante et la fleur en parfum
Le souffle au papillon, de l'aurore au déclin.
Le dire à ta maman d'une façon gentille
Avec la volupté que le désir habille,
Rendait mon âme heureuse et lui prendre la main
Était aussi pour moi du bonheur enfantin
Comme offrir à ses doigts l'authentique jonquille.
J'aimerais te prouver, ce que pense mon cœur;
Rendre Ronsard jaloux d'une telle douceur.
Pour tes yeux sertis d'or, ma plume se confie,
je ne le dirai pas mais je vais te l'écrire,
Déposant ma pudeur, sans me faire martyre,
Avec force et amour, oui, je t'aime, Sophie.
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