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Le vingt deux avril mille huit cent quatre vingt deux,
Dans un village Comtois, Belmont pour être juste,
Naquit le formidable écrivain de l'Audeux,
D'un père instituteur, d'une mère robuste,
Au pays familier il arpente les bois,
Les combes, les chemins aux clairs matins d'automne,
La piste du renard, l'oeil toujours aux abois,
Il connait chaque fleur et chaque oiseau l'étonne.
C'est au Val des Hiboux qu'il doit tout son savoir,
Du Doubs jusqu'à la Loue en passant par la Grâce,
Depuis le roc Gaudry tranquille il peut tout voir
Le lièvre dés l'aurore où le chevreuil qui passe,
Mais il faut un métier il n'aura pas le choix,
Le père a décidé, comme lui c'est l'école,
C'est un joli travail en pays Franc-Comtois,
Morteau puis Besançon le petit caracole.
C'est à ses dix huit ans qu'il perd ses deux parents,
Dés lors bien malheureux l'étude est un martyre,
Et puis il est reçu ses résultats son grand,
C'est en lisant Deudel que vient l'amour d'écrire.
Il collabore à gauche au journal le flambeau,
A la rentrée enfin son premier poste à Durnes,
Il devance l'appel retrouve son bureau,
Chasse aussi la perdrix et fréquente les urnes.
Pour lui c'est un bonheur à la bel saison,
Puis en mil neuf cent cinq, c'est un poste à Landresse
Apprenant aux enfants l'école des buissons,
Il évoque sa terre avec de la tendresse,
Certain de son talent il va tenter Paris,
En mal de son pays, il écrit sous la lampe,
Eminence et péril, les drames du maquis,
Du matin à l'aurore au soir quand le ciel flambe,
Enfin mil neuf cent dix il obtient le Goncourt,
De goupil à Margot, tout l'art de notre France,
La guerre des boutons, c'est l'enfance et sa cour,
Puis c'est la guerre en vrai sans la moindre indulgence.
C'est en quinze à Verdun que Louis disparu,
Ecrivain merveilleux, à la plume superbe,
Comment ne pas aimer son style décousu,
Ses souvenirs c'était de l'or comme lune gerbe.
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