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Pour toi ma chèrie, mon coeur laisse pleuvoir
comme des faisceaux de lumières, l'exquisité de mon amour.
Mes baisers ardents comme ceux du soleil,
rosissent tes seins proéminents, chaque jour.
Mes vers soignés comme ta féminité
assèchent le cristal mélancolique dans les lagons bleus de tes yeux.
Et le prélude maudit de tes jours ombreux.
Pour toi mon amour, ma poèsie, je la peaufine
jusqu'à ce qu'elle soit radiante comme les âmes des étoiles,
Sans qu'elle ne soit ombragée par une triste toile.
Pour toi, je t'offre le solfège prodigieux de mon coeur,
Avec mon cortège blanc de douceurs,
Tellement que tu es venue effeuiller mes nuées éparses de douleurs,
Quand mon amour claudiquait sur les étangs gelés,
comme une louve blessée,
Quand je dérivais comme les cheveux en spirales des galaxies,
Dû à cette absence d'espoir, sur les chemins brumeux de l'ébriété,
Quand tu entendais chevroter les voix de mes violons de l'automne,
Avec mes harmonies haletantes et monotones,
A faire pleurer le coeur de la pluie dans un profond alanguissement,
A force d'éprouver l'intensité de mon émoi dolent,
Et de voir mon coeur assombri par tant de chagrins,
Que mon amour résidait dans les alcôves des lointains.
Mais le coeur de la pluie laissa choir son manteau de souffrances,
Lorsqu'il ressentait l'éclosion de mon amour intense,
Pour toi ma chèrie, ma divine présence,
Que je chèrirais avec la fleur romantique de mon coeur,
Jusqu'à ce que les amarres de notre amour se brisent
Par la fin de mon existence.
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