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Quand chez moi, je reviens, un peu comme une abeille
Je retrouve les fleurs, la flore de mon écrin,
Bavans parle à mon cœur et me prend par la main,
Sur les hauts de bel air, la plaine en moi réveille
Les jours de mon enfance alors tendant l'oreille
J'écoute les oiseaux, à l'heure du blé fin
Chacun charme juillet, chaque arbre est un parfum,
En plein coeur de l'été, même le bois sommeille.
Dans ces tendres moments, il me revient toujours,
L'émouvante saveur de mes premiers amours,
Et ceux qui sont partis, caressent ma mémoire,
Tant de tombes, de noms écrits en lettres d'or,
Tant de doux souvenirs que le silence endort
Enflamment les vitraux de ma fièvreuse histoire.
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