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Madame, vous étiez là assise sur un banc , solitaire,
Aux heures écumantes de chagrins amers,
Qui tombaient comme des pluies automnales sur votre coeur,
Tellement que vous étiez déconcertée par une sombre douleur,
Une douleur qui s'appesantissait au fur et à mesure,
sous les longues nuits d'hivers,
Vous ressassant le souvenir exécrable de la perte d'un être si chèr,
Vous étiez là dans un parc, qui comme votre âme ,
était recouverte d'ombres saturées,
là où toutes les lumières, même celles des espérances refusaient d'étinceler,
là où tous les cieux ne cessaient point de pleurer leurs empathies,
comme un flot ingénu de caresses exaltées,
Vous étiez là confinée dans les murs de la souffrance, en silence,
lorsque vous voyiez un policier outrager les partitions magnificentes de son coeur,
et les palmes de sa noblesse,
Vous étiez là sans fard saugrenu de tristesses,
Avec votre coeur pleins de fêlures, dénué de tendresses,
Vous étiez là assise, offerte généreusement aux menaces atroces
des prédateurs, la nuit,
Vous étiez là , seule, à vous morfondre, en regardant flotter
le corps de votre enfant noir inanimé,
Sur un étang pleins de dormir,avec tous vos plaisirs
qui s'étaient couchés sous les palmes du sommeil inapaisé,
A cause de certaines âmes policières qui s'étaient laissées corroder
par les mers informes de leurs austérités
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