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Comme luit un trésor au fond sombre d'un puits,
Qui donc ne se souvient, des jours de son enfance,
Il suffit d'une odeur, d'un petit air exquis
Pour que remonte en nous, une divine essence
Des souvenirs d'antan, remisé dans un coin,
Tel un livre à fermoir que le présent libère,
L'aube redonne vie au vent qui vient de loin,
Au bonheur ineffable, aux roses de naguère;
Fidèle vérité que louange l'esprit
D'une soif innocente empreint de nostalgie,
Plus noble sentiment, qu'une larme trahi
A travers le vitrail du suprême incendie
D'une porte ajourée où se glisse le jour
Que projète un passé, bellement authentique,
Au temps ou chaque feur propageait de l'amour,
Revivre ces moments, nous rend mélancolique,
Chers êtres disparus, que d'émerveillement
Vous doit l'heure du soir, ivre d'une présence
Nous vivons à rebours, nos plus tendres printemps,
Rendant unique au coeur, ce petit coin de France.
Telle est ma question qui donc peut bien guérir
D'un âge à fleur de peau, même le temps d'un songe,
Ce monde à tout jamais, au faîte du plaisir
Demeure le summum d'un doux mal qui nous ronge.
Revoir nos chers aïeux, tranquille et souriant,
Au péril d'un chagrin, la raison cueille encore
La douce violette au val luxuriant
De beaux pétales blancs, qu'un rayon remémore.
Chacun a son histoire, invisible au dehors
Mais si grande au dedans, le meilleurs et le pire
Font de nous l'être unique et personne dés lors
Ne peut juger celui qui fait d'hier l'empire
De sa simple existence afin d'avoir toujours
A ses côtés les morts et d'en faire des anges;
Cela s'appelle construire un cocon de velours
Pour accueillir au nid, les aimantes mésanges.
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