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Aujourd'hui je t'écris pour te dire combien
De toi je suis épris, comme tu peux me plaire
Et toute la fierté de vivre au quotidien
Auprès d'une âme belle au charme légendaire,
Le dire simplement suffit à mon bonheur,
Quelque chose de beau souffle l'or sur ma plume;
L'émotion submerge avec tact mon labeur,
Poser mes sentiments, ce que ta flamme allume
Au coeur ceint d'une rose est-il plus grand plaisir?
En caressant tes yeux, d'une écriture pleine
Pareil au rossignol je voudrais juste offrir
Le frisson à mon coeur, d'une encre souveraine
Au moment de t'écrire un bien-être m'étreint,
Peut être est-ce la joie autant que la tendresse,
L'importance de l'acte annonce le parfum
En jalonnant tes pas d'une intime caresse
D'un millier de je t'aime, aux accents amoureux
Pour combler ton présent d'une liesse Andalouse,
Perles d'or de mes doigts pour ton front merveilleux
Chef-d'oeuvre du Levant dont la lune est jalouse
Nulle étoile ne brille autant que ton regard,
Tant la beauté du ciel en tes yeux se reflète,
La nuit m'en est témoin ta prunelle est un char,
Ma muse à ton appel peut devenir poète,
Immortelle déesse ainsi sous l'abat-jour,
J'aime choisir mes mots, parce que je t'adore,
Parce que je te sais plus belle que le jour,
Rien qu'en te regardant je sens naître l'aurore;
Tu dardes sur mes pas le foin blond de juillet,
La grâce de l'abeille effleurant l'ancolie,
Parmi les cordes d'or d'une verte forêt;
Le doux frémissement d'une tendre ambroisie.
Permets-moi mon trésor ce message enchanteur,
Cette page d'amour que je voudrais céleste,
Sonate au clair de lune illuminant le cœur
Le summum de mes sens chaque vers en atteste.
En effleurant ton corps je ramasse des fleurs
Et sur le vélin tombe un verset de mésange,
D'une tremblante main, je nomme tes splendeurs,
En peignant tes beaux yeux une femme aux traits d'ange
D'un battement de cils ressuscite un printemps
Jamais je ne t'est dis combien mon âme t'aime,
De l'aube au crépuscule et le coeur en suspens
A l'ombre de tes reins mon bonheur est suprême,
Alors je m'agenouiile en humble serviteur,
Pour être encore aimé mon élégante reine;
Sans faire oeuvre d'orgueil c'est toi mon âme-soeur
j'aime par-dessus tout ton teint de porcelaine;
Je mets entre tes mains, l'aube de mon destin,
Toi, ma femme idéale, à la robe odorante,
J'errais au fond d'un bois sans connaître le lin,
Depuis notre rencontre une eau vive m'enchante.
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