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J'ai gardé la douceur de tes chemins champêtres,
Parmi les chants d'oiseaux au bonheur du terroir,
L'odeur des bois mouillés, tel un riche encensoir
Accompagnait mes pas sous le couvert des hêtres,
Au temps où les ruisseaux était pour moi des êtres,
Le silence des fleurs savait tant m'émouvoir,
Que mon esprit d'enfant venait souvent échoir
Sur les verbes éloquents, des toujours, des peut-être.
Ivre comme un amant, je buvais à plaisir,
Les secrets Franc-Comtois du divin élixir
Caressant l'air d'avril des essences charnelles,
Je rêvais d'une fille au charme de Morgan,
Dont le regard ceint d'or, faisait mon firmament;
Dans mon âme flottait le bal des hirondelles.
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