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Dans le baiser du vent voyant flétrir la rose
Je songe à son destin, mourir avec douceur,
Aux premiers jours d'automne avant la longue pose,
Alors que l'aube au bois promène sa langueur;
Si notre amour pouvait vers son déclin connaître
A la table des choix, comme elle, même sort,
S'incliné doucement et puis toujours paraître,
Dans le parfum des fruits, le coeur entouré d'or,
Vivre aux derniers instants avec la blonde abeille,
La noisette et le geai, tant chérit des anciens,
Parmi les doux frissons que la tendresse éveille
Et l'esprit solennel des plus simples terriens.
Partir main dans la main quand l'astre brûle encore,
Quand l'hirondelle vole un peu comme au printemps,
Confondu par l'amour, s'étendre sur la flore
Et s'aimer jusqu'au bout pour cueillir l'or du temps.
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