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Mes nuées mélancoliques s"appesantissent en mon coeur,
comme les symphonies opales et mornes de l'automne,
sur la terre,
Si bien que mon âme est dilacérée par cette atmosphère
délétère,
Et mon coeur se noircit dans ce tableau sinistre et disgrâcieux,
Car mon amour s'est éclipsé dans les nuées,
comme la lune pantelante, au visage maladif et laiteux,
comme le souffle haletant d'une vieille dame,
qui pèse sur mon coeur,
Et qui embrase en ma vie, des heures imprégnées de langueurs,
Des jours insoutenables fades et ombreux,
Des crépuscules aux tons sombres et douloureux,
Si bien que mon coeur pleure comme une pluie torrentielle,
Il se morfond dans des sonorités mates et infécondes,
Comme l'éclat noir et usé d'un violoncelle,
Qui ne peut plus jouer des notes magnificentes,
Il décline comme l'astre froid,
qui ne peut plus diffuser ses symphonies de couleurs
flamboyantes,
Mon coeur est une rivière asséchée de sentiments,
Depuis que ma chèrie louvoie dans des mers d'isolements,
Mon âme est le chant dévoisé de la pluie,
aux tons solennels et meurtris,
Qui meurt soudainement sous l'échafaud glacial du temps
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